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La Productique et sa Culture : Normes "Fabrication additive"





NF E 67-030, NF ISO/ASTM 52915 et NF ISO/ASTM 52921 Fabrication additive

Les travaux menés depuis bientôt trois ans dans le domaine de la fabrication additive, appelée aussi "Impression 3D" dans les médias, portent leurs fruits : après la norme de vocabulaire et les spécifications techniques des poudres (respectivement NF E 67-001 et XP E 67-010), les premières normes de base sont mises à disposition.

La norme française XP E 67-030 publiée en mai 2013 fixe un cahier des charges et les conditions de réception des pièces réalisées par fabrication additive. Elle fournit les éléments à échanger entre le client et le fournisseur au moment de la commande (informations concernant la pièce elle-même et l’ensemble des essais à réaliser). Certains essais sont exigés ou optionnels, en fonction de 3 classes de contrôle : H pour les pièces fortement sollicitées, M pour les pièces moyennement sollicitées et L pour celles faiblement sollicitées. Pour chaque essai, elle fait appel aux normes correspondantes. Enfin elle fixe les conditions de réception des pièces y compris la définition de lots, ainsi que la documentation de contrôle. En annexe, un modèle de cahier des charges.

En parallèle à cette norme purement nationale, une collaboration entre l’ISO et l’organisme de normalisation américain ASTM a été mise en place. Résultat : l’ISO a décidé de publier sous double logo deux normes américaines qui viennent d’être reprises en normes françaises :

NF ISO/ASTM 52921
Terminologie normalisée pour la fabrication additive - Systèmes de coordonnées et méthodes d'essai : cette norme s’applique aux systèmes de coordonnées des machines et support de fabrication additive. Contrairement à l’usinage par enlèvement de matière, le principe de fabrication additive, qui consiste à ajouter de la matière par couches successives, suppose qu’au départ du process de fabrication la pièce ne peut pas physiquement servir de référence et supporter le système de coordonnées. La norme NF ISO/ASTM 52921 permet de situer les systèmes de coordonnées et la nomenclature spécifique pour toute la terminologie propre à la fabrication.

NF ISO/ASTM 52915
Spécification normalisée pour le format de fichier pour la fabrication additive (AMF) Version 1.1 :
cette norme décrit le format d’échange AMF des fichiers descriptifs de ces pièces. Ces fichiers contiennent les informations classiques comme la géométrie, mais aussi les matériaux, les états de surface, les couleurs, les nuances fonctionnelles, les procédés de réalisation, etc. Les annexes de la norme donnent la structure propre au fichier AMF et différents exemples illustratifs.

D'après l'Union de normalisation de la mécanique (UNM) : http://www.unm.fr/fr/core.php?pag_id=546


Normalisation

Fabrication additive: normaliser pour mieux diffuser

LA NORMALISATION EN MATIÈRE DE FABRICATION
ADDITIVE PROGRESSE. Ce qui devrait favoriser la diffusion de cette technologie qui pourrait révolutionner la fabrication de pièces.

Favoriser l’interopérabilité et la compatibilité des équipements entre eux, réduire les variétés et donc les coûts de production, gagner la confiance des utilisateurs et des clients : la normalisation favorise la diffusion des innovations.
Pas étonnant donc de la voir progresser dans le domaine de la fabrication additive (parfois appelée impression 3D). Cette nouvelle technologie consiste à fabriquer des pièces par couches successives de matières à partir d’un modèle numérique. Une révolution par rapport aux procédés classiques tels que le moulage ou l’usinage. Elle permet en particulier de fabriquer des pièces de formes complexes, composées de plusieurs matériaux, tout en limitant le nombre de composants. En juillet 2010, à la demande des pôles de compétitivité ViaMéca et EMC2 et appuyée par la FIM, la commission de normalisation UNM 920 est créée. Elle regroupe les fabricants de poudres plastiques et métalliques, de pièces et de machines, les utilisateurs, les centres techniques, les pôles de compétitivité et les universités. Son domaine d’activité couvre l’ensemble des procédés technologiques par ajout de matière consistant à fabriquer directement des pièces à partir d’un modèle numérique 3D sans recourir à un outillage.
Cette commission a élaboré trois normes françaises : NF E 67-001 (vocabulaire) en octobre 2011, XP E 67-010 (spécifications techniques des poudres) en mai 2012 et XP E 67-030 (cahier des charges et conditions de réception des pièces réalisées par fabrication additive) en mai 2013. À cela s’ajoutent deux normes internationales publiées en juin 2013 :



Fabriquer des objets par couches de matière successives : la
fabrication additive révolutionne les techniques traditionnelles,
telles que le moulage ou l’usinage.


l’ISO/ASTM 52915 sur le format d’échange AMF des fichiers descriptifs des pièces et l’ISO/ASTM 52921, sur les questions de systèmes de coordonnées. La commission s’investit fortement dans les travaux de normalisation internationaux. Elle représente la France à l’ISO/TC 261, "Fabrication additive" qui rassemble 15 autres pays : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, états-Unis, Finlande, Irlande, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume- Uni, Suède et Suisse. Du 10 au 12 juillet 2013, l’ISO/TC 261 et le comité ASTM F 42 qui travaillent dans le même domaine ont tenu une réunion commune. Il s’agissait de mieux se connaître et fixer les bases d’un travail commun sur quatre thèmes prioritaires : terminologie, pièces types, achat d’une pièce en fabrication additive et lignes directrices de conception.


décembre 2013 // mécasphère // 21






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