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Le boulevard Edgar Quinet et ses bateleurs




Le boulevard Edgar-Quinet est une voie du 14e arrondissement de Paris qui débute 232 boulevard Raspail et se termine 25 rue du Départ. Il résulte des chemins de ronde qui longeaient le mur des Fermiers généraux. Crée en 1864, sous le nom de boulevard de Montrouge, il prend en 1879 le nom de l'écrivain, historien et homme politique français Edgar Quinet (1803-1875). Au no 3, se trouve l'entrée principale du cimetière du Montparnasse qui, avec ses 19 hectares, est la deuxième nécropole intra-muros de Paris et aussi l'un des plus importants espaces verts de la capitale.

Le boulevard comprend un terre-plein central qui porte le nom d'« allée Georges-Besse » entre le boulevard Raspail et la station de métro Edgar Quinet, en hommage au dirigeant d'entreprises Georges Besse, assassiné en bas de son domicile, boulevard Edgar-Quinet, le 17 novembre 1986 par le groupe Action directe.

Entre cette station et la rue du Départ, le terre-plein porte le nom de « place Fernand-Mourlot ».
Le carrefour du boulevard Edgar-Quinet avec la rue de la Gaîté, dans le 14e arrondissement de Paris, porte le nom de Stéphane Hessel.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
no 3: entrée principale du cimetière du Montparnasse
no 11: Maison Adam, fournitures pour artistes (voir l'article)
no 31: le Sphinx, célèbre maison close du Paris des années 1930
no 39: en 1924, André Malraux habita dans un immeuble à cet emplacement, aujourd'hui disparu.
no 60: Le Monocle, cabaret exclusivement féminin

Hercules, fakirs, cracheurs de feu ...
Les fins de semaines s'exhibaient des bateleurs sur la place Edgar Quinet. J'ai trouvé, sur le web, un article correspondant tout à fait à mes souvenirs, bien que l'auteur situe la scène boulevard Richard-Lenoir.
« J’étais très impressionné par cet homme à l’air encore jeune et aux cheveux longs déjà gris. Court et trapu, il exhibait son torse tatoué, ses bras musculeux et une forte bedaine maintenue par une très large ceinture de cuir.
Il buvait à la bouteille de grandes goulées d’alcool ou d’essence, je ne sais pas très bien, qu’il recrachait en pluie sur ses torches pour faire apparaître les flammes que tout le monde guettait. Le compère commençait la manche en gueulant que le spectacle commencerait vraiment quand le chapeau serait rempli de pièces. Ensuite, il distribuait parmi l’assistance quelques barres de fer en demandant aux hommes les plus costauds d’essayer de les tordre.
Devant l’échec de tous, il les portait à l’hercule qui, les calant sous un bras, les tordait en U à l’aide de l’autre main. Après venaient les autres démonstrations de force pure pendant lesquelles il soulevait des poids de toutes formes et de toutes grosseurs.
Le spectacle se terminait toujours de la même façon. L’athlète se faisait enchaîner par son comparse qui faisait de multiples tours autour de son corps avant de boucler les derniers maillons par un gros cadenas. Le visage de l’artiste se convulsait de grimaces étudiées, les muscles se bandaient et le corps rougissait sous l’effort. Il se démenait quelques minutes sous les encouragements des badauds et les quolibets des habitués. Puis, comme par miracle, les chaînes tombaient  pour laisser apparaître la peau meurtrie, marquée par le métal comme par de nouveaux tatouages. »




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